mercredi 22 juin 2016

Acte 1 / Scène 1

Champ en dedans sur danse, transe et décolleté.
Zoom arrière sur alcool et volupté.
Il me prend la main et m’éloigne de la foule.
Comme sa chose, je ne dis rien.
Sans question, je le suis comme son chien.
Sa main est ferme et rassurante.
Emmène moi, je le veux bien.
Le bruit des flots, l’absence de mots.
Il marche, je trottine.
Nous sommes déjà si loin.
Sous le ciel immense, le sable s’écrase sous nos pas.
Les rochers s’effacent en silence.
Je m’allonge, les vagues lèchent nos jambes.
Pour lui, l’amour est ailleurs.
Je sens au bas de mes reins, ce tout petit rien.
Je choisis de provoquer le destin.
Mon cœur défait les liens.
Avec lenteur, je m’introduis.
Ma bouche l’enveloppe, mes seins le frôlent.
Son corps se tend doucement.
Arrêter ces minutes d’incertitude.
Il s’offre à moi, je suis esclave de lui.

mardi 21 juin 2016

1997

Pour la première fois je franchissais cette porte des enfers. 
Je voulais sans y croire, j’y croyais sans vouloir.
Peu de hasard, toute ma vie infléchissait à cette rencontre
Atavisme familial, contexte amical, vie maritale, angoisses, névroses diverses et variées.  
Souvenir douloureux de ce premier échange.
Un silence froid, sourd et muet à mes souffrances.
Fuir et ne jamais revenir.
Pour servir ce corps meurtri, je me suis amarrée à ce port d’attache.
Depuis près de 19 ans, j’apprivoise ma vie au fil de mes bobines.
Elle, est éloquente, élégante, sensuelle, persuasive, provocante.
Elle, est ma psy.
Je lui dois la vie.

Pas de hasard

Comment pourrais-je expliquer
Continuer ce qui n’a jamais commencé
Rien de ce que j’ai vu ne m’incite à rester
Rien de ce que j’ai vécu ne m’invite à t’aimer
Et pourtant je n’attends que toi
Tu es en moi, tu es ma loi
Je perds mes repères et implore ta terre
J’apprivoise sans cesse mes désirs
Même ceux que j’enterre
Tu es celui que j’attendais, celui que je respire
J’invoque une raison d’espérer
De suivre cette étoile qui m’a ensorcelée
Je me sens si forte dans cette étreinte de toi
Pourquoi aurais je tord d’être le fou du roi ?

dimanche 17 avril 2016

Noeud borroméen


L'ensemble des membres d'une famille est noué, indissociable et solidaire toute leur vie. Une cassure d'un des anneaux bouleverse toute la famille. Chaque imaginaire, chaque réel et chaque symbolique devient pour chaque être humain bouleversé par un nœud borroméen coupé par une séparation ou détruit par la mort d'un membre de la famille représentée. Je te demande de refuser ce que je t'offre parce que ce n'est pas ça.

mardi 7 juillet 2015

Tournez manège

Durant cette nuit à l'hôtel
J’ai demandé un supplément mortel
Je t'ai regardé dans la nuit
Danser sur mon âme

De cette variation du plaisir
Je ne peux m’enfuir
Celui que l’on retient
N’est pas celui qui revient

Entre tes mains j’ai déposé ce lien
Caché dans ma poitrine
Contre ton corps je tisse le mien
Cette dépendance à l'amour


Ce tout petit rien
Qui va et vient

dimanche 15 mars 2015

Ctrl Alt

Arrache moi à ces jeux
Accroche toi à mes yeux
Arrache moi à tes yeux
Ecorche moi sur ta lèvre
Viens marquer sur ma peau
Le sceau d’un mauvais rêve
Dans ta bouche immortelle
Je joue à l’hirondelle
Eventrée et vautrée
Dans la cage de tes ailles
Si tu tires un peu fort
Je te prends, je te mors
Je te prendrai la tête
Pour que tu me répètes
Disparais ou reviens
Si tu touches un peu trop
A l’envers du décors
De ma bouche cisaillée
Je t’aimerai un peu plus fort
Etrangle moi, brûle moi
Tant que j’entendrai ta voix
Celle qui se boit, qui se voit
Les yeux fermés
Réveille moi dans tes bras
Dessine moi dans ta main
Caresse moi sous ton drap
Invente moi un écrin
Sur les lignes de ma peau
De mes veines déchiffrées
Je saurai t’apprivoiser
Toutes les ombres
De ton nom se répandent
Je veux ton va et viens
Contredit ou maudit
Tu me plais, je me soigne
Mais ta langue compliquée
Je ne la lis que sur tes lèvres
Retourne moi et ne te retourne pas

samedi 1 mars 2014

Côté cour, côté mer

Une douleur endormie
Un spleen un soir d'hiver
La Vieillesse ennemie
La seule pierre angulaire

Une prochaine vie
Un rêve de se rester fidèle
Observer à l’horizontal
Le bon vouloir de l’équipage

Une mauvaise vie
Un préjugé né d’un préjudice
Le soleil s’enfuit
Une aventure, quelle aventure

Le long du rivage

Un voyage ou un parfum
Une promesse et l’incertain
Ce qu’on laisse en clandestin
Une simple page et le mot fin

Tes mains sur ma peau
Je me plais à te plaire
Rien n’est parfait
L’essentiel est éphémère

Suffit mon amour
Dis toi qu'aujourd'hui mon amour suffit
Suffit ton amour
Dis moi qu'aujourd'hui ton amour suffit

Je sais le temps
Je sais les heures, les nuits passées
Que les rêves ne peuvent soulager
Je me libère

Je sais l'effort
Le courage à retrouver
Se souvenir qu'il faudra vivre et continuer
Je sais tout ce qui est pour toi

Je repose en paix où je vais
Et n'oublie pas, n'oublie pas
Où que tu sois
Je veille sur toi

samedi 30 novembre 2013

De l'essentiel à l'essentiel..

Il y a longtemps que je ne t'ai plus écrit. Perdue dans un dédale de synonymes, je me suis définitivement échouée au creux de ta vague, ensablée dans cette profondeur des sentiments. La tempête gronde toujours aussi fort et mon radeau continue sa dérive. Quand il n'y a plus d'espoir, reste la survie, le retour à cette nature primitive qui révèle le fond de soi. Choc des cultures, retour aux sources, à ma source, mon essentiel…

dimanche 10 février 2013

Où je vais


Je sais la peine, les pleurs et les pensées
Que les mots ne peuvent apaiser
Je sais l'absence, le manque et les regrets
De ces souvenirs jamais partagés
Je sais tout ce qui est pour toi

Sois tranquille
Tout va bien
Sois tranquille
Je repose en paix où je vais

Je sais le temps, les heures, les nuits passées
Que les rêves ne peuvent soulager
Je sais l'effort, le courage et les allers
Sans retours qu'il faudra vivre et continuer
Je sais tout ce qui est pour toi

Sois tranquille
J’en ai besoin
Sois tranquille
Je me libère enfin

lundi 29 octobre 2012

Pensée nocturne

Au coin du feu j'observe cette flamme 
Je la regarde, elle me réchauffe et me fait du bien
Je ne sais pas si l'attiser ou l'éteindre 
Hésitante et silencieuse, j'ai peur de la briser
Devant tant de fragilité exprimée
En contraste du roi lion
L'ombre de ta lumière attire le papillon


Noeud au mouchoir


Ne m'oublie pas sur la porte au milieu de tes clés
Ne m'oublie pas sur ta bouche à en perdre tes mots
Ne m'oublie pas quand tu touches l’autre avec ta peau
Ne m'oublie pas sur la pelouse en l'honneur d'un râteau

Ne m'oublie pas dans tes poches petit bouton perdu
Ne m'oublie pas hors de tes rêves la réalité
Ne m'oublie pas sous la plume légère de l'oreiller
Ne m'oublie pas n'importe où ou par hasard

Dans l’ombre face au destin

vendredi 19 octobre 2012

Retour aux sources

Le silence et les promesses,
Le rigide et la souplesse
L’anarchie et la sagesse,
L'image cadrée et la floue,
Aux quatre coins de ma vie
Voler et me faire attraper
Vivre de ses sentiments illimités
Pour tracer mes jours et mes nuits

jeudi 13 septembre 2012

Ton histoire, ma géographie


Orpheline de sa flamme
Seule étreinte de cette obscurité
Dans sa plus sincère émotion
Kalimicha vous confie son cœur

Ayant perdu sa plume
Il n’était pas possible d’aimer plus
Il est impossible d’aimer moins.

vendredi 7 septembre 2012

Fragile flamme


Quand il n'est pas de montagne
Plus haute que les marches de l'oubli
Lorsqu’il faut apprendre
A défaut de comprendre
Rêver nos désirs sans jamais les vivre
Comme une intime évidence
Tout donner n'est pas forcément suffire

Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer avec plus de force
Que la vie t'apprenne à rester toi même
Sans quoi j’aurai tout perdu
Que le plus beau soit à venir
Et de toi restera cette empreinte indélébile

Sans drame, sans larme
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs
Qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ton avenir est devenu l'horizon
Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
Et garde en mémoire 
Mon au revoir

mardi 4 septembre 2012

Exodus

Si je n'avais vu le soleil
J'aurais supporté l'ombre
Arrivée aux portes du désert
J'ouvre ma main pour une respiration
Je garde en moi les plus belles syllabes
Le papillon redevient poussière 
Reposant mortifié dans son coeur
De ne plus connaître la chaleur de ces mots 
Loyal jusque dans l'exode
De cette terre promise qui ne lui était pas dévolue
Naufragé sur le banc des accusés
De cette source qui échappe à la vie
Chaque être perdu emporte une part de nous.

lundi 3 septembre 2012

Parabole


S’interroger et ne plus désirer
Ne plus désirer et croire posséder
Croire posséder et ne pas chercher à donner
Ne pas donner et s’apercevoir que l’on a rien
N’avoir rien et découvrir que l‘on est rien
N’être rien et désirer devenir
Devenir et vivre

vendredi 31 août 2012

Géométrie variable

Ne pas juger si lointain ce qui peut s'atteindre
Seul le couchant nous en sépare
Ne pas croire si proche ce qui, voisin
Du soleil levant nous éloigne

***
Les lois de l'amour
Surpassent les évènements
Le coeur en révélateur
De cet instantanée de toi

***
Par inconscience et dans l'immortalité
Effet d'un acte par sa cause
Déduction faite est prématurée
Vaincre par la défaite

jeudi 30 août 2012

See you again


Vagabonde

Si pouvoir équivalait à vouloir
Ténue serait la frontière
Ultime sens de la parole
Que de l'impuissance à dire

                     ***


La grâce que je n'obtiendrai pas
Confère-la à ma fleur
Ne fut-ce qu'en apparence
Car en elle je demeure

                      ***


La paix est une fiction de ma foi
La solitude est une vision de mon âme
La passion est une hallucination de mon corps
L'amour est une absence de mon coeur

mardi 28 août 2012

Gades

Trajectoire d'incertitude
Comme parenthèse de la vie
Symbiose des attitudes
Naufrage en testament

Savoir la complexité et les paradoxes
Construire aujourd'hui
Jour de sagesse sans lendemain
Emotion en rêve

En constat faute de préambule
Equation inconnue sans nul doute
Combinaison aléatoire du résultat
Confusion du papillon



mercredi 22 août 2012

Voyage


Le voyage serait-il ce perpétuel adieu, que l’on espère parfois transformer en un simple au revoir ? Laisser les lieux et les personnes avec lesquels on a cheminé, dans cette insécurité de ne rester jamais qu’un étranger. Son bagage d’émotions quelquefois pesant, avec la mélancolie et la joie de se regarder avec des yeux indécis. Quoi qu’il en soit, poursuivre sa route selon sa propre destinée en oubliant parfois de demander son chemin.

samedi 18 août 2012

Jamais de circonstance

A présent et pour nos lendemains 
Je souhaite que nos âmes se gardent
Tu es en moi une couleur de la vie
Mon coeur t'écoute
Mon être te donne
Mon instinct te veille
Sans contrepartie, sans contrefaçon.

jeudi 16 août 2012

Comme un nuage

Le vent caresse doucement les chevaux d'ange du pré. Couchée dans l'herbe froide je laisse ma tête voyager. Je me sens comme ce nuage, incapable de faire son métier. Le signifiant perd de sa raison sans signifié.  La nuit tombante fait du silence son otage préféré. Une larme tombe de mon oeil fatigué. Il n'y a désormais plus de mouvement dans cette obscurité. Demain le jour se lève comme un rêve de liberté. Source de lumière au delà de l'obscurité.

lundi 13 août 2012

dimanche 12 août 2012

Luna

Chaque nuit qui passe, mon regard se porte vers la lune. Je  regarde ce que je ne vois pas, ce que je ne vois plus. Mes incantations, celles que l'on adresse parfois à un astre, sont restées sans réponse. Un choix faisant que les rayons qui illuminaient partiellement mon existence, me laissent dans l'ombre. Une de ces ombres qui projète devant soi sa propre image, plaquée au sol, envahissante. Enfant, je courais, d'une course effrénée et épuisante pour dépasser cette image, question de survie. Fuite en avant. Adulte,  j'accorde au temps la possibilité de l'estomper. Finalement, ce n'est qu'une ombre qui n'altère en rien le souvenir de la lumière. Une histoire dans ma vie. Une géographie dans mon coeur. 

samedi 11 août 2012

Luce dal mare

Que ma vie me permette de transformer cet or brut en diamant éternel. Mon papillon vole de ses propres ailes dans l'ombre de ta lumière. Mon ami, ta présence, ton écoute et tes paroles sont les fruits de ma passion mais il y a une raison. Sans jamais rien te dire, tu sais quand je ne vais pas bien. Animal, tu sens le danger et me protège. J'accepte avec plaisir ta proposition de découvrir tes fonds marins en échange d'une initiation à mon monde équin, tu es astucieux. Tu m'as tellement encouragé à renouer avec cette aventure et témoigné que la vie était faite pour avancer, que je me dois de dépasser mes doutes et mon chagrin qui ne sont qu'immobilité. Ce mouvement, je ne le fais pas pour toi mais parce qu'au delà de mes larmes tu m'ouvres les yeux sur mes points d'équilibre. Ouverture sur la partition d'une sonate en clé de Fa, sans bémol, juste un dièse, mode majeur et en première note Mi. Fortissimo, grazie a te. 

mercredi 8 août 2012

Finalmente


Quand les ombres seront sombres
Je quitterai ce bal
Comme une fumée qui monte

Quand le froid prendra la place
Mon sang se fera glace
Alors se tariront mes sources

Quand s'écouleront mes eaux
Je souhaite que nos âmes se gardent
La mort sera plus belle

Quant à ces signes de reconnaissance
Les mêmes qui nous ont liés à jamais
Ils resteront ma plus sincère émotion

samedi 4 août 2012

Larme perséide

Poussière vivante, je voulais te défendre
Poussière errante, j’ai foulé ta terre
Poussière brûlante, j’en reviens solitaire
Poussière éternelle, je l'accepte par amitié

vendredi 3 août 2012

lundi 30 juillet 2012

Galaad

Mon chevalier, je t'adresse ce message parce que j'ai besoin de toi. Ton compagnon d'arme et d'infortune souffre de ne plus croiser les chemins mais seulement le fer. Ton coeur reconnaîtra l'importance de ces quelques mots. Rappelle moi le Saint Graal, mon Galaad, je n'ai jamais eu autant de fièvre, 37,2°, ma mémoire est ton souvenir..A toi par détour, parce que c'est toujours le plus court chemin que l'on s'est choisi pour aller de l'un à l'autre.

Mon chevalier


dimanche 29 juillet 2012

Géo graphique


En regardant cette photo, je me dis que je reviendrai un jour à mon métier initial, géographe. Observer l'homme seulement dans ce qu'il produit en rapport à son environnement et au reflet de son histoire. Nature généreuse qui s'offre à nous et dont les détours ne consistent qu'à mieux épouser les formes. Cohésion parfaite. Me détacher peu à peu de l'homme dans ce qu'il peut être, quand ce n'est pas seulement du "pare être", parce que je suis fatiguée des peut être, des on verra, des sans doute...Vivre aux lendemains toujours et encore rend juste improbable l'articulation au présent. Je veux bien admettre qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation mais déjà la vitesse comporte sa propre force d'inertie et j'ai cette faiblesse de croire que je ne suis pas immortelle.

samedi 28 juillet 2012

Pierres parentales

Passion des vieilles pierres. Chemin faisant. Arrêt sur image. Splendeur du mouvement. Arabesques infinies. Courbe ma ligne de force. Artisans d'un bonheur brut. Lien paternel pour la pierre, lien maternel pour l'architecture. Mon seul patrimoine familial.






vendredi 27 juillet 2012

Une des rives


Dans sa plus simple expression
Dans sa plus sincère émotion
Au creux de tes vagues
J’essuie toutes les tempêtes

Seule je continue d’y croire
Et suis ma propre bouée en sauvetage
J’ai pris la mer sans cap défini
Prenant pour sextant cette profondeur de sentiment

Alors sans te le dire vraiment
Je t’ai confié mon amour
Silence d'une épave en tes fonds marins
Son ancre n'est que ma rage pour toi


Mon vertige n'est pas la peur de tomber
Mais l'envie de voler jusqu'à ton rivage
Voler jusqu'à la limite du supportable
Là où la lumière capture ton corps


Mon sang chavire et tangue
En surface du sable de ta peau
J'écris ce que je ne sais pas te dire
Je t'aime



mardi 24 juillet 2012

Tourbillon

Si ma vie ne doit être que celle d'un papillon, je l'accepte. Je déploie mes ailes vers cette lumière, elle m'attire. Je m'y brûle le coeur, je le sais. Cet instant n'est qu'éphémère, je le prends. La métamorphose n'en sera que plus belle, je m'envole parfois.